Il y’a longtemps l’Armée Française les a envoyés en Algérie, comme tous ceux de leur classe d’âge, pour des opérations de « maintien de l’ordre ». Ils avaient 20 ans, peu d’expérience et pour la plupart pas de culture politique. L’école leur avait enseigné que l’Algérie c’était la France, comme leur Aveyron ou Lorraine natal. Aurès, Kabylie, ils ont servis dans toute l’Algérie dans ce qui n’était plus depuis longtemps du simple maintien de l’ordre.

50 ans après ils ont pris la décision de refuser pour eux même leur pension d’ancien combattant. Cet argent taché de sang, reliquat du colonialisme, ils n’en veulent pas. Mis en commun au sein de l’association des « Anciens appelés en Algérie et leurs amis contre la guerre », cet argent sert aujourd’hui à financer des projets de développement en Algérie mais aussi en Palestine.